Publié par Savannah, Noal, Jade et Klervi

L'étranger,chap.11

            Meursault va être exécuté. Il attend dans sa cellule, couché, en regardant le ciel changer, passant d’un jour éclatant à la nuit noire. Il réfléchit à la peine de mort que tout condamné reçoit. Un mélange chimique tuant le condamné une fois sur dix, lui laissant donc une chance de s’en sortir. Mais quand le système a fait son choix, on ne peut pas revenir en arrière. On a beau penser à s’échapper, à cette liberté nous tendant les bras, malheureusement tout ceci est éphémère. Il n’y a aucune issue possible. Le destin clos, on ne peut que penser au passé et au futur, mais non au présent.

          Le prisonnier a l’air d’être enfermé depuis longtemps. Nous sommes dans sa tête et il nous explique son quotidien en tant que condamné, qui ne sait jamais quand va venir son heure, et vit dans l’attente et la peur. Il parle uniquement de ses pensées, d’idées récurrentes, une voix dans sa tête qui ne s’éteint jamais : « Que ce bruit qui m’accompagnait depuis si longtemps pût jamais cesser. » Dans sa situation, il ne lui reste que ça et il est dans l’impossibilité de se libérer de ses pensées. L’attente est interminable. Il ne dort plus, passe ses nuits à guetter un éventuel garde qui signerait sa fin. Malgré le désespoir il aimerait vivre, mais préfère ne pas y penser pour ne pas être déçu. Il se répète donc des phrases comme : « La vie ne vaut pas la peine d’être vécue » ou « c’était toujours moi qui mourrais, que ce soit maintenant, ou dans vingt ans ».

          Le pourvoi de Meursault est rejeté.

          Il parle de la femme qu’il aime, Marie.

        L’aumônier lui rend visite, pour le convaincre de prier en le réconfortant avec des mots comme : « Nous sommes tous condamnés à mort ». Mais le condamné à mort est ennuyé par l’aumônier. Il s’énerve contre lui parce qu’il trouve ça inutile, c’est une perte de temps qu’il n’a plus. Il dénonce violemment la vanité des arguments de l'aumônier. 

        Meursault demeure dans sa cellule après que le prêtre soit parti, il réfléchit beaucoup à sa vie. Il pense, allongé sur son lit de bois. Il espère que beaucoup de gens seront présents à son exécution pour lui crier dessus.

       « J’ai senti que j’avais été heureux et que je l’étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine. » 

L'étranger,chap.11
L'étranger, par Loustal

L'étranger, par Loustal

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