Publié par Clara R.

La peste (allégorie), d'Arnold Bocklin / 1827-1901, peintre suisse

La peste (allégorie), d'Arnold Bocklin / 1827-1901, peintre suisse

Ce qui est plus original dans notre ville est la difficulté qu'on peut y trouver à mourir. Difficulté, d'ailleurs, n'est pas le bon mot et il serait plus juste de parler d'inconfort. Ce n'est jamais agréable d'être malade, mais il y a des villes et des pays qui vous soutiennent dans la maladie, où l'on peut, en quelque sorte, se laisser aller. Un malade a besoin de douceur, il aime à s'appuyer sur quelque chose, c'est bien naturel.

La Peste, Albert Camus (Chapitre 1)

          Dans le petit village de Ploudalmézeau, une maladie nommée « La Peste » avait contaminé presque tout le monde. La petite famille « Le Rat » qui vivait dans ce village depuis plusieurs années était touchée par cette horrible maladie, dont même les médecins ignoraient l’origine, le mode de contamination et malheureusement les façons d’apporter la guérison. Ils étaient les premiers à être contaminés par cette fameuse maladie, mais comment ?

     Ils étaient cinq dans la famille « Le Rat » et tous étaient contaminés sauf l’aînée qui s’appelait Bérangère. Un jour elle partit à son école à pied, mais lorsqu’elle arriva à destination il n’y avait aucun élève, tous avaient attrapé le mal, ainsi que les professeurs, il ne restait que la directrice de l’établissement Mme Querré, qui elle n’était pas touchée. Étant donné les circonstances, Mme Querré fit rentrer Bérangère chez elle. Une fois rentrée, voir ses proches souffrir rendit Bérangère presque malade à son tour…

     Elle décida d’aller voir un médecin pour en savoir plus sur « La Peste » et tenter de sortir sa famille de cette maladie. Lorsqu’elle fut chez le médecin, elle lui demanda : « Comment attrape-t-on cette maladie ? Et comment la soigne-t-on ? ». La réponse du médecin fut : « À l’heure actuelle, nous n’arrivons toujours pas à déterminer comment nous attrapons cette maladie, nous essayons de trouver des remèdes pour calmer les symptômes, pour l’instant il n’existe aucun traitement pour la guérir complètement ». Bérangère, très surprise par la réponse que lui avait apportée le médecin, reposa une question : « Et quels sont ces remèdes pour calmer la maladie ? » Le médecin répondit : « Pour calmer la fièvre tu peux mettre une serviette mouillée sur leurs fronts, tu peux désinfecter les bubons, mais pour ce qui est des hallucinations et des troubles digestifs, je ne saurais pas te donner la réponse... ».

     Bérangère était déterminée à tout faire pour remettre sa famille sur pied. Une fois rentré chez elle, elle appliqua les conseils que lui avait donnés le médecin, mais quelques jours plus tard, il n’y avait aucune différence. Bérangère commençait vraiment à s’inquiéter car l'état de ses proches commençait à dégénérer. Les jours passaient, Bérangère se sentait de plus en plus mal car elle se sentait bien et sa famille non, elle pensait même avoir envie d’attraper « La Peste » pour prouver à sa famille qu’elle était là pour eux et qu’elle les soutenait. Mais elle changea vite d’avis lorsque sa grand-mère lui dit : « Tu sais, je préférerais mourir plutôt qu’être dans de telles conditions, et souffrir autant... » Cette parole changea son point de vue. Malheureusement avec le temps, les conditions de vie de ses proches s’aggravaient et il n’existait toujours aucun traitement contre la maladie. Par conséquent chaque membre de sa famille décédait, tous, un par un, et Bérangère se retrouva seule, sans famille. Au vu du nombre de décès qu’il y avait chaque jour, la population du petit village diminua vite, le village était proche de la disparition, faute d’habitants. Bérangère fut accueillie dans une famille après la mort de ses proches.

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