Publié par Mathys

Brest

C'est lui, ce ciel d'hiver illimité, fragile,
Où les mots ont la transparence et la délicatesse du givre,
Et la peau froide enfin son ancien parfum de forêt

LENTE APPROCHE DU CIEL, Jacques Réda, Le Chemin

Brest

Brest, tu es si chanceuse

Malgré tes péripéties 

Brest, là où les civils

Sont divisés en deux

 

Brest, marquée par ton passé maritime

Je me souviens de cette triste époque 

Où les brestois étaient assimilés

Dans la nuit à des cibles pâlottes

 

Brest, détruite par les crachats des bombes

Ville ensevelie sous la roche

Sous les débris, comme un tombeau 

L’on voyait la fin qui s’approche

 

À deux doigts de ne pas nous en tirer

Nous croisions un hurluberlu 

Qui nous proposa son aide

Pour se procurer nos écus

 

Tag(s) : #poésie MG1
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