Publié par Malik

Humour, façade ?

Protégée, choyée, amusée par l'incessante nouveauté des choses, j'étais une petite file très gaie. Pourtant, quelque chose clochait puisque des crises furieuses me jetaient sur le sol, violette et convulsée.

Mémoires d'une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir

      

      Faire rire pour s’intégrer, je ne sais pas si cela est vrai, mais cela cachait sans doute un manque de confiance en moi. Je me cachais derrière ce jeune collégien marrant, un peu rond, que tout le monde croyait connaître. En réalité, personne ne me connaissait réellement.

     Avec du recul, je remarque que je n’aurais peut-être pas dû être comme ça, mais simplement être comme j’étais, authentiquement.

     Un jeune bon vivant, aimant faire rire, mais qui s’assume, c’est ce que j’aurais voulu être.

     Je sais que vous, lecteurs, n’attendez que des exemples, eh bien je vais vous en donner.

    Lors de mon année de Quatrième, qui était d’ailleurs une époque mémorable, comportant au minimum un fou rire par semaine, je me suis surpris à pleurer de rire très souvent. Des liens se sont créés. J’ai même gardé de très bons amis de cette année de collège. 

    Un jour, je bavardais énormément en classe, comme chaque jour en réalité, puis la professeure me dit, avec un air exaspéré au sujet mes bêtises : « Va dans le couloir te calmer ». Ce que je fais aussitôt. Mais avec la maturité que je possédais – ! –, évidemment, j’ai entrouvert la porte, afin – une fois encore – de faire rire la galerie. Cela fonctionna, mais la professeure me vit, et demanda au délégué de classe de m’exiler en vie scolaire. Pensant ne pas avoir été vu, je fermai la porte, discrètement, du moins le pensai-je, puis je m’adossai à la porte. Le délégué ouvrit la porte, et PAF ! je suis tombe tel un cascadeur aux pieds de la professeure, d’un air abasourdi, balourd, bête ! Évidemment, toute la classe rigole de concert, de moi, avec moi – je ne sais pas –, mais de la situation, c’est sûr !  

     Quand je me remémore cette scène, je me dis : « Mais quel idiot j’étais… »  

    Mon quotidien était rempli de bêtises, de rigolades : me faire virer de cours ; pour avoir rendez-vous avec le CPE ; et des engueulades à n’en plus finir avec ma chère mère.

    Aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu être à ce point stupide et immature.

 

Tag(s) : #autobiographie MG4
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