Publié par Youna

La maison portugaise de mon arrière-arrière-grand-mère où je passe mes étés

La maison portugaise de mon arrière-arrière-grand-mère où je passe mes étés

Je n'ai qu'à fermer les yeux pour revoir...

La maison de Claudine, Colette

     Chaque année, retour sur les terres de mes ancêtres, pour redécouvrir les lieux où mes arrière-grands-parents, mon grand-père, ont passé leur vie, ou une grande partie de leur existence, et que maintenant mon père me fait partager.

      Profiter de ces moments pour m’imprégner de leur langue natale.

     Pendant tout l’été ramasser les amandes et les caroubes sous l’arbre planté par mes ancêtres.

     Mais surtout profiter de la famille autour de repas, de barbecues. Dormir sous des draps, bercée par le ronron du ventilateur, soit dans la « villa Filipe », ou dans l’ancienne grange, maintenant aménagée, qui était utilisée pour entreposer différents matériels et l’âne de mon  arrière-arrière-grand-mère.

     Ou encore dormir à la belle étoile et bénéficier d’un peu de fraicheur.

 

     Ma grand-mère allait tous les jours au village pour vendre les caroubes récoltées, ou travailler dans les champs pour entretenir les figuiers, les amandiers, les orangers, les citronniers, les grenadiers, les vignes… Les amandes étaient mises à sécher sur des grandes bâches, étaient triées par mon arrière-grand-mère, abritée sous son chapeau de paille. Elles étaient stockées dans son garage, dans de grands sacs en toile, qui faisaient pratiquement ma taille, quand j’étais âgée d’une dizaine d’années.

     La chaleur était pesante mais cela ne les empêchait pas d’accomplir leur travail, car il devait gagner leur vie.

    Dans mes souvenirs, je revois mes arrière-grands-parents, papi du Portugal, secouer l’arbre avec un immense bâton pour faire tomber les amandes, et mamie du Portugal les ramasser, courbée sous la chaleur. Cela me faisait mal  pour elle.

    Pendant ce temps, je me contentais de ramasser les figues, mes parents et mes sœurs se baignaient dans la nouvelle piscine, que mon grand-père et arrière-grand-père avaient fait aménager.

    Je me souviens avec émotion du dernier été partagé avec mon grand-père Jacky (aujourd’hui disparu) à la « casa de Filipe ». Il adorait aller à la plage, ses racines et profiter de sa famille…

    Mon père nous a transmis l’amour de ce pays où l’on fait le plein de souvenirs, à la découverte de nos origines, et des membres éloignés de notre famille.

 

 

Tag(s) : #autobiographie MG4
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