Publié par Raphaël C.

La passion, la vraie

Il y eut un temps où, avant de savoir lire, je me logeais en boule entre deux tomes du Larousse comme un chien dans sa niche.

La maison de Claudine, Colette (pp. 31-36)

      Durant mon enfance mais aussi tout le long de mon adolescence, il y a eu un sport auquel je tenais particulièrement. Ce sport fait toujours partie de ma vie. Depuis l'âge de cinq ans, où pour la première fois je foulais un terrain, jusqu'à maintenant, il y a eu des changements, mais j'ai toujours su que ce sport était fait pour moi.

     Cela a commencé très tôt, dès l'âge de quatre ans, où mon père me fit découvrir ce magnifique sport, mais à cette époque-là, malheureusement pour moi, j'étais encore trop jeune. Mon père m'avait promis que l'année de mes cinq ans il me laisserait jouer. Je me rappelle qu'à l'instant où il me dit ces paroles, je fus excité comme une puce, rien qu'à l'idée de pouvoir jouer au foot.

     Une année passa et l'heure pour moi de découvrir ce sport devint imminente, j'allais enfin pouvoir y jouer. Mon père m'inscrit au club de foot de la ville de Saint-Renan. Au début ça ne me plaisait pas vraiment, car, sûrement, je ne connaissais encore personne, mais plus les entrainements et les matchs passaient, plus j'aimais le foot. Toujours dans la même équipe, les joueurs devinrent mes amis.

     Plus les années passèrent, plus on continua de tout gagner. Malheureusement, l'année de mes douze ans je pris du poids considérablement, et je perdis le niveau.  Heureusement pour moi, ce cauchemar ne dura que la première partie de saison. Pendant la deuxième partie, je pris au moins trois centimètres, la prise de hauteur équilibra mon corps. Grâce à ça et à un changement de poste, je retrouvai le plaisir de jouer. Cela se voyait dans mes matchs. Je retrouvai mon équipe et je disputai même des tournois régionaux, nationaux et internationaux.

     Je me rappelle des paroles de mon coach qui me prenait comme exemple pour les générations suivantes, en disant : « Quand on veut, on peut ! »

     Trois années passèrent et je continuais toujours à m'améliorer, notamment grâce à un parcours mémorable en coupe de Bretagne, où l’on s’était hissé dans les huit meilleures équipes de la région. Je me souviens que cette année-là, j'étais le capitaine et j'étais fier d'avoir été aussi loin.

     L'année d'après, j'ai continué sur cette lancée et mes performances me permirent d'être courtisé par un club professionnel. J'ai le souvenir qu'au moment où je l'ai appris, ça a été le plus beau moment de ma vie. Au moment de l'annoncer à mon père j'en tremblais, je finis par lui dire la nouvelle, et je vis dans ses yeux de la fierté. Il était tout aussi heureux que moi.

     J'allai donc à la détection, mais malheureusement mon profil ne leur convenait pas, malgré le bon match que j'avais réalisé. Sur le coup, j'étais dégoûté mais j'ai vite relevé la tête pour repartir de plus belle, en gardant un état d'esprit et une combativité hors du commun. Je n'avais plus qu'une seule idée en tête, c'était de donner le meilleur de moi-même pour gagner le plus de matchs possibles.

     Après ces onze années de pratique, je me rends compte que le foot est bien plus qu'un sport, c'est une passion indispensable à ma vie. Pour rien au monde je n'arrêterai d'y jouer.    

Tag(s) : #autobiographie MG4
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :