Publié par Diego

Galicia

Je suis né le 25 juin 19.., vers quatre heures, à R., petit hameau de trois feux non loin de A. Mon père possédait une petite exploitation agricole. Il mourut des suites d'une blessure, alors que j'allais avoir six ans.

W ou Le souvenir d'enfance, Georges Perec

       Cela se passe en 2007. C’est la première fois que j'ai l'occasion de pouvoir rencontrer ma famille, et retourner sur la terre que mes ancêtres ont foulée durant de longues années. Le rêve débute durant le long trajet jusqu'en Galice, Lobios précisément. J'étais tout jeune et c'était la première fois que j'allais faire un voyage aussi long. Vous pouvez très bien imaginer l'excitation qui se dégageait de moi durant ce trajet… Diego, tu as dû être insupportable, heureusement que tes parents sont patients.
 

       Le voyage terminé, voilà que je pose un premier pied sur le sol galicien, et une sensation bizarre m’a traversé de suite. Tout me semblait si différent de la région parisienne où je vivais à cette époque. L’air était si pur, les paysages si vastes et montagneux que mon regard s'y perdait. Ce fut une sacrée perte de repères, et dire que j'ai dû y passer l'été entier.

 

       C'est là qu'arrive la rencontre avec ma famille. Mon dieu qu'est-ce qu'ils sont nombreux ! Ma mère étant issu d'une fratrie de cinq frères et une sœur, je ne comptais plus mes oncles et mes cousins. À cet âge-là, je ne me maîtrisais que très peu l'espagnol. Voilà donc qu'arrive la barrière de la langue, ce qui ne m’a pas empêché d'aimer ma famille aussi fort que je le pouvais, bien que l'on ne se comprenait que par des mimiques et des mimes. Je me rappelle des soirées que je passais avec mes cousines, à danser, courir, jouer au foot dans tout le village. Nous étions si jeunes, mais je me sentais si libre, à me balader entre les collines et les rivières ! 

 

       Mon grand-père était décédé quelques années auparavant, voilà que je fais la rencontre de ma grand-mère. Comment l'oublier ? Cette femme est extra-ordinaire, une bosseuse incroyable et d'une générosité incroyable ! Elle n'a rien mais donne tout, même à vingt dans sa petite maison d’à peine trente mètres carré, j'ai dû passer les jours les plus mémorables de ma jeune vie. Et la nourriture ! Mes papilles ont pris une sacrée claque car ses plats étaient vraiment délicieux. C'était vraiment très différent de ce que j'avais l'habitude de manger, même si ma mère faisait de temps en temps quelques petits plats espagnols qu'elle avait appris avant d'arriver en France.

 

       Finalement, retour à la réalité. Il a fallu rentrer en France à la suite de ces vacances, et retourner à la vie parisienne. Me revoilà parti pour une journée entière de route !  

Galicia
Tag(s) : #autobiographie MG1
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