Publié par Brendan

PHOTO-JOURNAL

Captif Covid-J 31 Parcours des galères

        Arrivés à presqu’un mois de « prison », dans mon petit village, on fait ce que l’on peut pour s’occuper. Tous les soirs, le DJ local sort ses platines et la musique résonne partout dans la commune. Mais bon, malgré le soleil et cette petite distraction, l’atmosphère lourde est palpable. La désinformation et la délation apparaissent de plus en plus. Les voisins commencent à s’observer les uns les autres pour guetter le moindre faux pas. En effet, il y a très peu de moyens de passer le temps à la campagne. De plus, les plages sont fermées et la seule forêt voisine est privée, donc impossible de se promener légalement. On fait ce que l’on peut pour bouger et faire du sport. Je me suis ainsi créé un Skate Park avec les moyens du bord : palettes et planches de bois.

       Après quelques minutes de session, une des rampes se casse violemment et je retombe lourdement sur le bitume, me blessant un peu partout. Je relativise : ça aurait pu être pire, il me reste tout de même une rampe et deux tremplins.

    J’en casse un, puis le deuxième. Je n’ai plus rien pour les réparer. Je décide de me contenter de faire quelques tricks, des kikflips, des pop shovits... 

     Tout se passe bien. 

Captif Covid-J 31 Parcours des galères

      Mais, sur la figure la plus simple, un ollie, ma planche se casse en deux, les bords tranchants me labourent les mollets. 

Captif Covid-J 31 Parcours des galères

      Je n’ai plus rien pour skater, de surcroît je suis blessé et, pour finir, le DJ ne diffuse plus que du Aya Nakamura et du Jul.

     Je risque de ne pas en sortir vivant. Le Covid est-il le danger le plus imminent ?

Tag(s) : #réel et fictif
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :