Publié par Juliette et Eléonore

Gare à toi, l'avorton

Gare à toi, l'avorton

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« Fais-ci, fais-ça, l’abruti ! » C’est comme ça qu’une vieille truie se comportait dans la ferme qui lui servait d’habitat. En compagnie de son boniche le rat – mais attention il n’y en a pas un pour sauver l’autre ! – laid comme un poux, qui ne se lavait qu’une fois par semaine, on peut dire que la grosse maîtresse avait trouvé pire qu’elle ! 

Un soir, le rat préparait à manger à la truie. Il se laissa distraire par la grosse voix et le four commença à chauffer, chauffer, chauffer jusqu’à exploser. Le feu ne voulait pas s’éteindre alors que la truie soufflait dessus… On se demande bien pourquoi ! Son haleine y était sans doute pour quelque chose. Le rat prit l’eau noirâtre qui lui servait de bain, tout comme de parfum pour les cochons, mais l’eau fumait, car les cochons venaient d’y faire pipi.  Mais le rat courut, courut, il courut. Il n’avait jamais couru aussi vite ! Malheureusement, il tomba en glissant sur les longs poils gras de la truie, bientôt elle les utiliserait en guise d’huile pour faire ses frites ! L’eau des cochons se renversa sur la truie et hurla comme un coq !

La truie finit avec plein de brûlures sur le corps, comme des tâches de peau de vache. Elle alla donc à l’hôpital avec son cheval qui la détestait, car elle le fouettait comme si c’était chouette. Elle arriva à bon port, à coups de forts bons coups de culs.  

Le rat partit dormir avec les chevaux sur du foin, même si parfois il lui arrivait de dormir sur le sol car le foin servait aussi de tapis, pour ne pas salir le sol lors du repas de la truie.

Lorsque la truie revint ce soir-là, elle débuta avec l’entrée composée d'un hot-dog avec une sauce de bave d’escargot, pleine de vertus. Puis, elle tenta d’enlever ses gros chtars pleins de pus. Le plat était composé de cheval cru avec du sang bien juteux. Dès qu’elle le coupa, le jus lui gicla à la gueule, son bavoir lui servit bien. Elle acheva sur des oreilles de cochons grillées accompagnées de chocolat. Le rat se régala, enfin, en mangeant les restes de bouffe tombés au sol, sur le foin, et balaya les cochonneries de la vieille folle.

Le rat se lava pour la première fois du mois, mais avec l’eau des cochons, une eau remplie de bave, d’herbe et de mille excrétions colorantes. La première fois où il s’était lavé avec les cochons, un porc avait voulu le croquer, il avait mis sa tête dans la gueule et l’avait recraché comme du vomi. Le rat avait failli se noyer. Après ça, il partit dormir dans la ferme malodorante.

Sa grasse maîtresse, elle, dormait comme une marmotte. La truie était une belle chimère ! Un mélange d’animaux... une truie, une marmotte, et un coq !

Sans penser à rien, le rat prit du foin pour tenter de l’étouffer. Lorsqu’il arriva dans la chambre, il devint rouge comme une tomate, vit sa maîtresse toute fripée, plus qu’hideuse qu’une baleine desséchée, avec des verrues velues dans tous les plis du corps ! Il attrapa son cou et la gava de foin jusqu’à l’étouffer ! Elle hurla de toutes ses forces, comme un phoque jusqu’à en mourir, à grands renforts de coups de fourchettes !

Le rat, très fier de lui, se demanda pourquoi, ce soir-là, elle semblait beaucoup moins aimer le foin !

Le rat débonnaire

Le rat débonnaire

Tag(s) : #burlesque, #S1
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