Publié par Enora K.

Hôpital militaire américain : quarantaine des malades de la grippe "espagnole" (USA, Kansas, 1918)

Hôpital militaire américain : quarantaine des malades de la grippe "espagnole" (USA, Kansas, 1918)

Pour le moment, il voulait faire comme tous ceux qui avaient l'air de croire, autour de lui, que la peste peut venir et repartir sans que le coeur des hommes en soit changé.

LA PESTE, Albert Camus (1947)

     1918

     Les événements de cette étrange histoire se sont déroulés en 1918, et jusqu’en 1919. Un beau matin un jeune homme appelé Jean Dupont se réveilla avec des maux de tête, une très grande fatigue et une fièvre douloureuse. Il pensait que c’est juste un état de fatigue et que cet affreux moment passerait, alors comme tous les matins il prit son petit déjeuner et sortit dans le village pour apprendre les petites histoires. Sur le chemin, il croisa son amie Élodie, lui dit bonjour et lui demanda des nouvelles. Élodie répondit qu’il ne se passait rien de particulier. En continuant sa route Jean croisa ensuite son ami Albert, mais rien de plus qu’avec Élodie.

     Une fois arrivé chez lui il se sentit vraiment de plus en plus mal. Jean décida d’aller se coucher. Le lendemain son état ne s’était pas amélioré. Après le petit déjeuner il prit l’initiative de faire comme tous les matins son petit tour au village, mais ce matin-là, il ne croisa aucun de ses amis, il trouva cela étrange mais ne se posa aucune autre question. Il rentra chez lui et prit rendez-vous chez le médecin, M. Le Duff, parce qu’il sentait son état se dégrader de jour en jour. M. Le Duff lui dit de bien rester enfermé chez lui, au risque de contaminer le reste du village. Jean resta au lit durant les deux jours. Il se rendit ensuite chez le médecin, qui l’examina et lui demanda ce qui lui arrivait. Jean lui expliqua qu’il avait de nombreux maux de tête, de nombreuse courbatures... Sans rien de plus M. Le Duff put lui dire ce qu’il avait, mais Jean lui demanda comment c’était possible. Il lui expliqua que plusieurs personnes étaient déjà passées pour les mêmes raisons. Il expliqua à Jean qu’il avait attrapé la grippe espagnole, il lui en indiqua les causes et les conséquences : « La grippe espagnole est due à une souche particulièrement virulente et très contagieuse, elle peut se répandre dans tout le village en peu de temps, c’est pour cela que nous allons devoir fermer le village ». Jean lui demanda : « Fermer le village... c'est-à-dire ? » Son médecin répondit : « Oui, car si elle se propage aussi vite que vous l’avez eue, vous risquez de contaminer le restant du village, sachant qu’une bonne partie est déjà touchée. » C’est à ce moment-là que Jean se rappela que deux jours avant il avait dit bonjour à ses amis, et qu’il était déjà dans le même état ! Il demanda au médecin si cette maladie pouvait être guérie, mais il lui répondit que, malheureusement, il y avait très peu de chances. Elle avait déjà causé la mort de beaucoup de personnes : « C’est pour cela que nous allons devoir fermer le village. »

     Jean ne comprenait toujours pas ce que le médecin entendait par « fermer ». Le docteur Le Duff précisa que plus personne ne sortirait de chez soi : « Rentrez chez vous. On boucle tout. Un animal en boîte. C'est vu ?  » Jean s’enferma, logiquement, naturellement.

     1919

     Une année s’écoula. Il y avait eu beaucoup de décès dans le village. Cinq cents personnes étaient touchées, sur plus de deux mille, c’était énorme. Jean et ses amis réussirent, par chance, à survivre. Le village sortit enfin de la quarantaine, il rouvrit. Tous espéraient qu’une telle épidémie de grippe ne se reproduirait plus jamais.

 

Tag(s) : #récit S6
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