Publié par Apolline

Road Trip en Amérique du Sud

Road Trip en Amérique du Sud

Il n’y a point de pays au monde où la fortune soit si inconstante que dans celui-ci. Il arrive tous les dix ans des révolutions qui précipitent le riche dans la misère, et enlèvent le pauvre, avec des ailes rapides au comble des richesses.

Lettres Persanes, Montesquieu, Lettre 99

       Ça y est, je suis dans l'avion-retour en France, c'est parti pour quinze heures de vol, juste assez de temps pour vous raconter mon histoire, munie de mes baskets, d'un grand sac à dos et de mon guide de voyage.

      Dès le réveil, départ en bus vers le sud en longeant la côte pacifique. Que l’on soit à Paris, à Londres, à Lima, le paysage des périphéries de ville est partout le même : des kilomètres de locaux commerciaux qui ne connaissent que les lignes droites efficaces, des couleurs fluos et des panneaux publicitaires... C’est la mondialisation d’une laideur éprouvante et désolante qui n’exprime que le souci de la rentabilité. En quatre trajets de onze, neuf, six et cinq heures de bus, et un vol intérieur, j'ai parcouru environ trois milles kilomètres.

      En arrivant au lac Titicaca, l'altitude se fait ressentir alors on mâche des feuilles de coca pour ne pas avoir mal à la tête. La découverte du Lac nous fait visiter une tribu indienne vivant sur des îles flottantes faites de roseaux du lac. Un autre monde, un autre rapport avec le monde. Ils ont seulement quelques panneaux solaires pour avoir l'électricité et la télévision. Les gens dans les campagnes sont vêtus de manière traditionnelle avec toutes leurs couleurs, comme dans les guides de voyage. L'alimentation est très particulière, j'ai mangé du cochon d'inde. Les viandes sont à l'air libre dans les marchés. On ne peut pas boire l'eau du robinet, ce ne sont pas les mêmes normes d'hygiène qu'en France.

      J'ai ensuite quitté le village pour rejoindre en train le célèbre et incontournable Machu Pichu. Le site est vraiment magique. Le cadre naturel des montagnes couvertes de verdure forme un écrin somptueux. La forêt amazonienne est proche. L’ensemble des constructions, des temples, le centre d’études astronomiques, les lieux d’habitation, les terrasses de culture, le système hydraulique, créent un ensemble impressionnant, sans lien avec ce que l'on voit chez nous. C'est un moment très fort, libérateur, très dépaysant. Sans oublier l'accueil des péruviens, tout au long de mon voyage : que ce soit les guides, les chauffeurs, le personnel hôtelier, les commerçants. Tous sont paisibles, souriants et généreux dans leur façon de travailler, on est bien loin de la population française nonchalante mais stressée. C'est très émue que je vous annonce la fin de mon séjour, la suite vous la connaissez…

Tag(s) : #regard sur l'autre MG1
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