Publié par Madina

© Madina

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Le peintre

 

Je ne saurais expliquer pourquoi

Mais je ne jure que par toi

Je ne saurais le dire de vive voix.

Ils qualifient ça de douceur

J’appelle plutôt ça douleur.

Ce sentiment des plus minables :

Je parle d’Amour, vraiment exécrable.

 

Tu as pris mon cœur et mon corps

Quelques semaines lui suffisent alors

Pour transformer une pure innocente

En une sombre fumée, une âme errante.

Chaque jour, je m’enfonce un peu plus

Dans les profondeurs d’une tristesse sans limites

Seule face à tous, ces souvenirs je refuse

Jadis tant aimés, malgré les choses dites.

 

Tu as posé des couleurs

Qui ne m’ont pas plu

Des couleurs que je n’ai jamais voulues

Tu voulais dessiner une fleur.

Tu pris alors sauvagement ton pinceau

Et appuyas de toutes tes forces sur la toile

Je tentai de repousser ton corps chaud,

Implorant le ciel et les étoiles.

 

Après avoir fini ton dessin

Tu quittas la pièce dans un silence de mort

Laissant ta toile seule sans aucun témoin

Une fleur de sang esquissée sur le corps.

Ce jour-là, la douceur du peintre n’exista plus

Tu peignis des couleurs que je n’ai jamais voulues.

 

Tag(s) : #pathétique, #S5
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