Publié par Zoé S.
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! […]
Arthur Rimbaud, « Ma Bohême », Cahier de Douai, 1870
Entre les montagnes, le long de la rivière © Zoé S.
Dans le vent, je m’en allais
Traversant montagnes et rivières,
Je fuyais les sentiers tracés,
Créant les miens dans la douce bruyère.
Mon âme en liberté
Reflétait le fond de mes pensées.
Le soleil était ma lanterne, la lune mon abri,
La nuit était ma compagne, les étoiles mes amies.
À travers champs je vagabondais,
Mon esprit qui résonnait
Explorait des horizons lointains,
Mon rêve fleurissait dans mes mains.
J’avais trouvé mon bonheur éternel
À l’intérieur de cette nature si belle ;
Plongée dans mon imaginaire,
Je savais déceler la lumière.