Publié par Noan B.-M. « Quand le coq a crié La chair et le soleil, Quand la basse-cour entière A crié pour le sol Par ses gorges d’insulte, C’est la loi que la nuit S’annonce et prend contact Par ses mains de terreur, Où les terriers connaissent Des corps...

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Tag(s) : #eugène guillevic, #1G4

Publié par Jolan Ta mort ne cesse de s'accomplir de s'achever Pas simplement ta mort. morte tu l'es. il n'y a pas à en dire. et quoi? inutile Inutile l'irréel du passé temps inqualifiable. Mais ta mort en moi progresse lente incompréhensiblement. Je me...

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Tag(s) : #jacques roubaud, #élégiaque, #1G2

Publié par Yanis De sous les fougères et leurs belles fillettes ai-je la perspective du Brésil ? Ni bois pour construction, ni stères d'allumettes : des espèces de feuilles entassées par terre qu'un vieux rhum mouille. En pousse, des tiges à pulsations...

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Tag(s) : #francis ponge, #1G2

Publié par Samuel Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. Tu te plais à plonger au sein de ton image ; Tu l’embrasses...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G4

Publié par Julien Les yeux tout sales et les doigts froid ce matin j’ai. Été mal aimable avec la factrice à vélo dans ma chemise de nuit m’a surprise son coup de sonnette. Nette à présent débarbouillée dans le soleil j’admire les tulipes finissantes et...

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Tag(s) : #valérie rouzeau, #1G2

Publié par Jean A. D. En ce temps-là, j'étais en mon adolescence J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des...

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Tag(s) : #blaise cendrars, #1G2

Publié par Thomas C. Illumination de la côte bretonne © Thomas C. Et pourtant, et pourtant J'étais triste comme un enfant Les rythmes du train La « moëlle chemin-de-fer » des psychiatres américains Le bruit des portes des voix des essieux grinçant sur...

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Tag(s) : #blaise cendrars, #1G4

Publié par Annaëlle Battement de la mer eau en mouvement eau errante. débris. thyms. Orties. contre le temps j’allais à ton odeur. je m’allongeais sur ta ruine. Je dormais devant ton corps. Temps en retour ré volu maintenant. rose Photographique soufflée....

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Tag(s) : #jacques roubaud, #1G2

Publié par Cléa Encore un train bondé de culs de militaires En toile de camouflage la même pour leurs gros sacs Pas de quoi se tourner impossible d'atteindre Les vécés le wagon-bar en voiture quatre Les culs les innombrables derches du vendredi Aux heures...

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Tag(s) : #valérie rouzeau, #1G4

Publié par Thimothé C'est un matin de printemps et je marche aux côtés de l'amoureuse sur un chemin de campagne. C'est une histoire sans histoires, elle se passe il y a longtemps déjà, bien qu'aujourd'hui ce soit à nouveau un matin de printemps, le même...

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Tag(s) : #christian bobin, #1G2

Publié par Lévy Le monde change tout le temps sans moi Et je me rends inadaptable N’ai pas de téléphone à table Plutôt je ne me rends pas du tout Je souris sans preuve sur selfie Si nous cultivions l’amitié qui sait ce qu’on récolterait On pourrait tenter...

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Tag(s) : #valérie rouzeau, #1G2

Publié par Rachel (...) Souvenez-vous. La venue d'Hélène dans ce jardin. Vous dormez dans une chaise longue. Hélène s'approche, attentive. Troublée par cet ordre du sommeil auquel le moindre fragment de votre corps se soumet, sans réserve. Son visage...

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Tag(s) : #christian bobin, #1G2

Publié par Nathan P. Telle est, semble-t-il, la fonction physique de cette espèce de tapisserie à trois dimensions à laquelle on a donné le nom de végétation pour d'autres caractères qu'elle présente et en particulier pour la sorte de vie qui l'anime......

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Tag(s) : #francis ponge, #1G4

Publié par Argan A la lumière. je constatai ton irréalité. elle émettait des monstres. et de l'absence. L'aiguille de ta montre continuait à bouger. dans ta perte du temps je me trouvais tout entier inclus. C'était le dernier moment où nous serions seuls....

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Tag(s) : #jacques roubaud, #1G4

Publié par Matthieu C. Las de s’être contractés tout l’hiver les arbres tout à coup se flattent d’être dupes. Ils ne peuvent plus y tenir : ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert. Ils tâchent d’aboutir à une feuillaison complète de...

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Tag(s) : #francis ponge, #1G2

Publié par Camille « Cette photographie, ta dernière, je l’ai laissée sur le mur, où tu l’avais mise, entre les deux fenêtres, Et le soir, recevant la lumière, je m’assieds, sur cette chaise, toujours la même, la regarder, où tu l’as posée, entre les...

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Tag(s) : #jacques roubaud, #élégiaque, #1G4

Publié par Ambre Rue des Tournelles, j'admire la Boucherie du Génie. D'un peu plus loin montent par rafales comme des accents de tango. Et à mesure que j'avance au milieu de la chaussée déserte, en effet ce vieux rythme opiniâtre et la mélodie se font...

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Tag(s) : #jacques réda, #1G2

Publié par Ozvane Ce jour zut pas d'inspir Sans doute parce que je pense À demain à l'école Où je me décompose Ces heures dedans les classes Me pompent mon énergie Mon désir et ma sève Alors mes feuilles se meurent Il faut quatorze nervures Au moins plus...

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Tag(s) : #valérie rouzeau, #1G2

Publié par Donia Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire, Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri, À la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère, Dont le regard divin t’a soudain refleuri ? — Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G2

Publié par Ozvane […] Ou dans une maison déserte quelque armoire, Sentant l’odeur d’un siècle, arachnéenne et noire, On trouve un vieux flacon jauni qui se souvient, D’où jaillit toute vive une âme qui revient. Mille pensers dormaient, — chrysalides funèbres,...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G2

Publié par Louis Le soleil s’est couvert d’un crêpe. Comme lui, Ô Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d’ombre ; Dors ou fume à ton gré ; sois muette, sois sombre, Et plonge tout entière au gouffre de l’Ennui ; Je t’aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd’hui,...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G2

Publié par Samuel Sous les ifs noirs qui les abritent, Les hiboux se tiennent rangés, Ainsi que des dieux étrangers, Dardant leur œil rouge. Ils méditent. Sans remuer ils se tiendront Jusqu’à l’heure mélancolique Où, poussant le soleil oblique, Les ténèbres...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G4

Publié par Argan Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l’orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d’éternel deuil où vibrent de vieux râles, Répondent les échos de vos De profundis. Je te hais, Océan ! tes bonds et...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G4

Publié par Nolhan V. Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes...

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Tag(s) : #fleurs du mal, #1G4